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Par lavernette
Le Président de la République française :
"Je demande à l'Arabie saoudite de renoncer à l'exécution du jeune Ali al-Nimr au nom de ce principe essentiel que la peine de mort doit être abolie et que les exécutions doivent être empêchées", a déclaré le chef d’État français lors d'une conférence de presse à l'issue d'un Conseil européen sur les réfugiés.
Son Chef du Gouvernement :
« La France est fermement opposée à la peine de mort. Nous appelons à renoncer à l’exécution d’Ali Mohammed Al-Nimr », a déclaré Manuel Valls sur son compte Twitter.
Autant dire que ceux qui gouvernent la France ne font rien pour ce pauvre garçon. Car demander la veille de son exécution que le pays abolisse la peine de mort s'apparente à un coup d'épée dans l'eau !
La peine de mort en effet est actuellement prévue dans les textes de loi de 97 pays sur les 192 pays du globe. Et lorsqu'un pays s'oriente vers la suppression de la peine capitale, il s'écoule bien du temps avant la suppression légale de ce châtiment (En France, Robert Badinter présente le projet de loi le 17 septembre 1981, et c'est le 9 octobre 1981 que la loi est promulguée).
Mais la question qui se pose à propos de cette condamnation est moins celle du supplice que cette peine inflige au condamné et à ses proches, que celle de la raison pour laquelle ce pauvre jeune homme mérite, selon ses juges, ce supplice. Il est en effet condamné à être décapité et crucifié parce qu'il a manifesté.
Il est dommage qu'au pays réputé être « des droits de l'Homme », ceux qui le gouvernent n'aient pas demandé l'annulation de cette sentence au nom de la liberté de penser. Leur intervention aurait été plus appropriée... et sans doute plus efficace.
Claude ANTON 24 septembre 2015
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